• La chaise numéro 14, Fabienne Juhel (la brune au rouergue)

    Un roman bouleversant, fort sur une époque trouble où l’on règle ses comptes à la libération, une époque où il est normal de tondre, d’humilier certaines femmes.

    L’histoire est racontée simplement, chirurgicalement afin de montrer la détermination de Maria.

    Cheminement de cette jeune femme qui estime n’avoir rien fait de mal. Aimé n’est jamais honteux ! Elle refuse la honte, le jugement populaire. Un à un, elle ira voir ceux qu’elle estime responsables, ceux qui ne sont pas intervenus, elle attendra dans sa robe blanche, assise sur sa chaise qu’on lui demande pardon, qu’on reconnaisse son droit d’aimer.

    De nouveau un sujet que j’affectionne car je me demande souvent qu’elle aurait été mon comportement si j’avais vécu à cette période. Aurais je pu tomber amoureuse de « l’ »ennemi » ? Aurais-je condamné les femmes qui ont eu des relations sexuelles, affectives avec l’occupant ? Il est aisé de dire que l’amour n’a pas de frontière.

    La chaise numéro 14, Fabienne Juhel (la brune au rouergue)

     Résumé de la maison d’édition

     A la fin de la Seconde Guerre mondiale, à Saint-Brieuc (Bretagne), la jeune Maria Salaün est tondue par son mai d'enfance, Antoine, pour avoir vécu une histoire d'amour avec un officier allemand. Le commando de maquisards, débarquant dans une Jeep de l'armée américaine, impose à la jeune fille l'humiliation publique en l'asseyant sur une chaise de bistrot, dans la cour de l'auberge de son père, devant une foule friande de spectacle.

    Marie n'oppose aucune résistance, sauf celle de se présenter devant eux pieds nus, dans une robe de mousseline blanche, sa flamboyante chevelure rousse déployée. Sans pleurer ni baisser les yeux, elle se laisse tondre. Mais la honte va bientôt passer dans l'autre camp. Six noms figurent sur sa liste.

    Extraits :

    Mais s’ajoutait à la sensation de froid, plus fort que tout, la marque d’une brulure : quelqu’un, Firmin, le frère d’Antoine, avait tracé une croix gammée sur son crâne. Une croix gammée ! Le pire qu’elle eut à endurer même si personne n’avait ri devant le résultat. Personne n’avait craché non plus. Une croix gammée alors qu’elle était innocente de tout le sang versé ! Qu’elle avait en abomination la guerre, la haine et le fanatisme ! Quel rapport y avait-il entre donner de l’amour, en recevoir et ça ? Aucun. Aucune correspondance. Aucune passerelle possible. L’amour n’était pas la guerre !

     

    - Four years of war cut their manhood so now they cut the hair of the women who slept with Germans...You know lieutenant, it's like one boner for one shaved skull!

     

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